Les possibles entités locales

Comme indiqué dans la page Quel Business Model adopter, la réussite en Chine passe par des distributeurs locaux et par une filiale locale. Vous trouverez ci-dessous les possibles d’entités locales.

JV

Certains vous proposeront de trouver une entreprise chinoise afin d’établir un Joint Venture (JV) sous le prétexte que c’est le seul moyen d’acquérir rapidement des relations. Un JV consiste à démarrer une nouvelle structure avec un partenaire chinois dans laquelle vous devriez chacun détenir 50%. Ce n’est jamais le cas, le partenaire Chinois demandera toujours 51%. Généralement le partenaire apporte dans la balance son Guanxi, ses ressources humaines. De votre coté vous amènerez le cash et le produit. Je vous déconseille fortement ce modèle car la protection de la propriété intellectuelle en Chine n’existe pas. De plus, il y a un risque de vol de votre marque.

D’autres vous proposerons de racheter une entreprise locale, je vous le déconseille aussi. A titre d’exemple je vous renvoie sur le cas spectaculaire de Caterpillar qui en juin 2012 a racheté une entreprise chinoise, Siwei, pour 650 millions de dollars, mais dont les comptes étaient volontairement truqués.

Enfin, si vous insistez dans cette optique de JV, je vous conseille de lire le livre de Tim Clissold : Mr China – Comment perdre 450 millions de dollars à Pékin après avoir fait fortune à Wall Street.

Representative Office

Le Representative Office, Bureau de Représentation en Français, est plus couramment appelé Rep. Office. Il est obligatoirement rattaché à une entreprise étrangère. Il offre la possibilité d’employer du personnel pour réaliser des études marketing ou fournir du support technique. Mais en aucun cas vous ne pourrez faire des affaires. Et bien entendu vous ne pourrez pas facturer et établir de fapio. Cette structure est uniquement un centre de coût.

Le gouvernement impose les Rep. Office au moyen d’une une taxe de 17% sur toutes les dépenses : fournitures, équipements, loyers, salaires, charges sociales, etc. Le gouvernement augmente régulièrement cette taxe afin de freiner les entreprises étrangères à utiliser ce modèle. Il a même l’intention de les supprimer.

Du point de vue de vos partenaires ou clients chinois, le Rep. Office est mal vu car ce n’est pas une entité qui investit dans le pays. Les entreprises chinoises n’aiment pas les étrangers qui n’investissent pas dans leur pays.

Attention, si vous souhaitez tricher en passant le maximum de coûts sur la maison mère étrangère dont dépend le Rep. Office afin de ne pas payer la taxe de 17%, ça ne marche pas. Le gouvernement n’est pas idiot et contrôle de près les Rep. Office. En cas de tricherie vous risquez non seulement de créer de graves ennuis à la personne responsable localement de votre Rep. Office, mais aussi d’encourir de lourdes amendes. Sans compter les tracas qui se termineront par la fermeture de votre bureau.

Filiale à Hong Kong

Créer et maintenir une filiale à Hong Kong est simple et peu coûteux. Sauf que Hong Kong n’est pas la Chine malgré l’intégration en 1997. Dans les faits, Hong Kong est exactement comme n’importe quel pays étranger. Cette Région Spéciale possède sa propre monnaie, ses propres lois, et un système fiscal différent de celui de la Chine. La frontière entre le Chine et Hong Kong est la même qu’avec n’importe quel autre pays. Cette solution vous fermera les portes des clients et prospects chinois.

WOFE

Si votre business n’est pas classé dans les catégories « interdit » ou « restreint » et que vous êtes prêt à risquer un certain budget, alors le WOFE est une bonne solution. Les actionnaires d’un WOFE peuvent être des individus ou une personne morale comme le siège de votre entreprise étrangère. Pour créer votre WOFE, vous aurez besoin :

  • D’une société de conseils qui soit présente en Chine car les formalités sont lourdes. Elle sont chronophage et nécessitent de nombreux déplacements dans différentes administrations. Choisissez la société de conseils que vous voulez mais vérifiez qu’elle ait déjà pratiqué ce genre d’opérations.
    Evitez les avocats étrangers car ils sont chers et n’ont aucune valeur ajoutée par rapport à une société de conseils. En effet, toutes les formalités sont strictement dictées par le gouvernement. De plus, en Chine le métier d’avocat est interdit aux étrangers. Enfin, rien ne vaut une société chinoise pour parler avec les administrations chinoises.
  • D’un capital en numéraire de 500 K US$. Sous certaines conditions vous pouvez capitaliser votre WOFE avec moins de cash mais cela rendra la vie de votre WOFE plus compliquée. Par exemple, vous ne pourrez pas recruter le personnel étranger que vous souhaitez. Vous ne pourrez pas non plus renvoyer de l’argent dans votre pays car vous ne disposerez pas d’une « Trading Business Licence », etc.
  • De beaucoup de temps et de patience car le fonctionnement d’un WOFE n’est pas simple comme vous pouvez le voir dans les articles de la catégorie « Démarches administratives« .

Filiale Virtuelle

Compte tenu des éléments précédents, et si vous n’êtes pas certain à 100% de réaliser rapidement de belles affaires en Chine, je recommande un modèle que nous avons mis au point et qui s’appelle « Filiale Virtuelle ».

Une Filiale Virtuelle consiste tout simplement à trouver une structure locale qui « portera » toutes vos opérations. Une filiale virtuelle fait croire à vos partenaires, prospects, clients, que vous avez investit dans la création d’un vrai WOFE.

Notre WOFE porte un nom chinois, seul nom légal qui apparaît sur notre « Business Licence ». Nous avons aussi pris soin de notre pas faire apparaître notre marque occidentale sur nos tampons. Les marques commerciales occidentales n’ayant aucune valeur légale, nous pouvons ainsi mettre les marques de nos clients sur tous documents tels cartes de visite, contrats, fapiaos, et même créer leurs sites Web locaux en .com.cn ou .cn. Bref, nos clients utilisent notre WOFE exactement comme si c’était leur propre filiale. Ils peuvent ainsi :

  • Recruter et employer du personnel. Cela s’appelle plus communément du portage. Nous prenons en charge les contrats de travail, la paie, et toutes les démarches fiscales, légales, et sociales.
  • Utiliser nos bureaux ou nous demander d’ouvrir d’autres bureaux dans n’importe quelle ville en Chine.
  • Recevoir des commandes de la part de leurs clients ou de leurs partenaires locaux et les facturer.
  • Renvoyer dans leurs pays tout ou partie du chiffre d’affaires réalisé en Chine.

Lorsque les affaires de nos clients marchent bien, certains décident de créer leur propre WOFE. Dans ce cas nous leur transférons gracieusement le personnel que nous avions recruté pour leurs comptes, ainsi que tous éventuels contrats et autres accords que nous avions conclus pour la réalisation de leurs affaires.